L’extrême droite, d’autres essayent déjà

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D autres essayent déjà

Dans cette brochure, on a essayé de comprendre

les logiques à l’œuvre dans trois États gouvernés par l’extrême droite

la Hongrie, l’Italie et l’Argentine.

L’extrême droite française lorgne bien sûr

sur ces expériences grandeur nature.

Faut-il qu’on essaie cette dystopie pour sortir de la crise du capitalisme ?

A vous de répondre (y a rien à gagner!)

Faire justice, Elsa Deck Marsault

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Lectures collectives des deux premiers chapitres du livre : Faire justice

Dans la mêlée :

Épuisement militant :

Moralisme progressiste :

Marre de faire de la pédagogie :

Répondre à la violence par la violence :

 

Moralisme progressiste et pratiques punitives dans la lutte contre les violences sexistes

Là où il est admis que le recours à la police en cas de violence n’est pas la solution mais plutôt un problème supplémentaire, la tentation est de s’y substituer. Si l’intention est louable, son application l’est moins. Les mesures sont expéditives et les outils pour faire justice sont encore profondément empreints d’une philosophie punitive : menace, exclusion, harcèlement, dénonciation publique et discréditation politique. Comment sortir de cette impasse? La question est d’autant plus difficile qu’elle surgit au moment où les forces réactionnaires mènent une large offensive contre le wokisme pour mieux protéger ceux qui organisent les violences dans nos sociétés.
Écrit par une « militante gouine », ce livre propose une critique fine du moralisme progressiste et des pratiques punitives dans les luttes sociales. En se saisissant d’exemples concrets rencontrés au gré de son militantisme et en discutant précisément l’abolitionnisme pénal, elle pose les jalons d’une justice transformatrice inventive, capable de prendre soin des victimes et de transformer les individu.es comme les groupes.
Endiguer les violences c’est aussi ne plus craindre le conflit, ne plus avoir peur de lutter.

Les leurres et le prix des leurres

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0 Les leurres et le prix des Leurres fini

L’administration Trump, en deux mois, provoque la sidération

show médiatisés, gouvernance par décrets, effets d’annonces outrancières

mais aussi licenciements massifs, suppressions massives de subventions

répression tout azimut

et si on assistait à la mutation de l’État en Entreprise privée ?

Et si on assistait à l’avènement d’une dictature d’une autre nature ?

Jim Crow, le terrorisme de caste en Amérique

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On trouvera ci-dessous différents textes, proposant de prendre au sérieux l’analyse du capitalisme contemporain comme système articulant classes sociales, statuts et rapports sociaux de sexe. Ces considérations, disponibles ici : Jim Crow, commentaires et réflexions,  partent de la publication d’un ouvrage de Loïc Wacquant : Jim Crow, le terrorisme de caste en Amérique, dont on trouve ici quelques extraits : Jim Crow, extraits et notes

Également une recension, du site « le vent se lève » : Jim Crow, recension

Et une interview retranscrite de l’auteur : Interview de Loïc Wacquant

Pour finir, une autre proposition d’utilisation de la notion de caste dans le monde contemporain, par la féministe Christine Delphy, avec quelques imprécisions : Race, caste et genre en France

Ainsi que des extraits et commentaires du livre ‘Race‘ de la sociologue Sarah Mazouz, pour suggérer que la théorie critique de la race est compatible avec l’analyse en terme de système de statut (ou de caste) proposé par son collègue Loïc Wacquant. Mais à quelles conditions, car « une lutte peut en cacher une autre » ? …. race, Sarah Mazouz

 

le H ?

Le H 4

voici une brochure (in)utile

qui vous propose de petites réponses

à de grandes questions

que vous ne vous posiez pas

Qu’est-ce que le confessionnalisme libanais ? Est-ce une organisation politique passée de mode ? En quoi peut-elle bien être utile à maintenir la bourgeoisie capitaliste moderne au pouvoir ?

Qu’est-ce que le H ? une force militaire qui a su réisister aux attaques d’Israël (jusqu’en 2024) ? un parti islamiste de défense des chiites oppprimé-es ? Une force politique intég=rée de maintien de l’ordre bourgeois ?

Quelle forme, quel poids a eu cette pièces stratégique dans les rapports de force régionaux ? Qui s’est joué de qui ?

Quel sera son avenir ? Et celui des classes populaires au Liban ?

(ces grandes questions n’ont pas de petites réponses dans cette brochure)

A la fin de votre lecture

vous n’aurez toujours pas compris

ce qui se trame en ce moment (fin 2024)

au Moyen-Orient

mais vous aurez peut-être

l’impression d’avoir compris.

Ce qui n’est pas forcément

(in)utile !

 

Pas de trêve hivernale dans la lutte des classes

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Auto-expulsion d’un perdant de la lutte, sur la ZAD en 2018

Pas de trêve hivernale dans la lutte des classes

Le logement et l’habitat constituent un des fronts de la lutte des classes. Et selon la position occupée et les intérêts spécifiques défendus, les conséquences sont diverses et contradictoires :

D’un côté, les sans-grades et les sans-dents, les sans-droits et les sans-titres, sont expulsé-es, non sans résistance parfois mais trop rarement, de leurs logements (locataires, squatteurs et squatteuses) avec le concours des institutions social, juridique et répressif. De gré et de force.

D’un autre côté, des entrepreneurs et entrepreneuses juché-es sur des projets économiques (agricole, artisanal), culturels (artistique, créatif, littéraire) ou politiques (défense des « biens communs » comme zone refuge à l’écart, un temps, du broyage des bas-côtés du social) s’installent et occupent illégalement des bâtiments ou des terrains. S’inscrivant dans la dynamique locale du « territoire » ils et elles revendiquent leur place dans l’espace géographique, assuré-es déjà d’une position dans l’espace social.

Entre ces deux zones du front de la lutte des classes se déploient des organisations et des associations prétendant assurer la médiation entre ces diverses groupes ou personnes et tentent par un travail juridique et de lobbying de faire modifier les règles d’urbanisme. Des structures (fond de dotation, foncière) sont également engagées dans la médiation financière pour assurer l’accès au foncier et à l’immobilier.

Et le résultat de ces affrontements est assez prévisible en partant du constat que plus on est conforme aux règles et plus on gagne au jeu…

On apprend ainsi dans un article du 17 octobre 2024 de Ouest Rance : « Le Département de Loire-Atlantique va signer des baux emphytéotiques de vingt-cinq ans légalisant la situation d’habitants vivant dans des bâtis de l’ex-Zad de Notre-Dame-des-Landes. »

Jean-Luc Séchet, vice-président PS du département, en charge de l’agriculture ajoute : « Cette régularisation se fait dans le respect du droit, de la loi. […] On régularise des situations qui ne posent pas problème au regard du droit, des personnes qui ont un projet, qu’il soit agricole ou non. »

Un ex-zadiste, reconverti en paisible agriculteur bio sur la ferme-vitrine de Bellevue, évoque, parlant au nom du collectif des habitant-es, le « rêve « de vivre durablement en paix » sur le territoire, en toute légalité. » (O.F. du 22 octobre). C’est le département qui prendra en charge la rénovation des bâtiments. Quid des autres personnes utilisant ce lieu (groupe vache laitière, forge, tannerie, boulangerie) ? Vont-elles être poussées vers la sortie : un deuxième tri-recyclage après celui de 2018 ?

L’ex-Greg de Bellevue peut bien évoquer de « vieilles revendications paysannes » concernant la possibilité de vivre et travailler sur ses terres. C’est en parfaite conformité avec ce monde capitaliste que les gagnant-es de la lutte contre l’aéroport ont prétendu combattre. Et son monde ? C’est franchement cool de se faire financer la rénovation de son habitat, ça permet de disposer librement des primes PAC qu’on récupère sur les terres « occupées » antérieurement et maintenant louées au département : même pas les charges d’emprunts pour l’achat !

On laisse la conclusion au journaliste comme synthèse officielle de cet épisode des luttes sociales, et possible prévision sur les autres fronts où s’agitent les professionnel-les des Soulèvements de la Terre : « Il faut l’admettre : l’entame est idéale pour casser l’image du ténébreux zadiste, perpétuellement anonyme et résolu à se tenir en marge de la société, entretenue par de nombreux élus – locaux ou non mais souvent classés à droite – continuant à voir d’un mauvais œil l’installation sur la zone d’une communauté portant haut des idéaux anticapitalistes. »

Pour des maisons actives et autonomes !

Des habitats non raccordés à l’État !

Des logements lourds de menaces pour la propriété privée !

Des cabanes irréversibles !

Ici un petit texte : Habiter en lutte

Et là un petit tract diffusé à l’occasion de soutien à des personnes : auchaudlhiver

Ici un point d’étape de la mobilisation dans le cadre officiel : défense du territoire 11 novembre

Et là quelques commentaires sur la forme prise dans la phase initiale : Quelques notes

Des électeurs ordinaires

Des électeurs ordinaires
Enquête sur la normalisation de l’extrême droite

Des électeurs ordinaires

Félicien Faury

Paru le 03/05/2024

Ils sont artisans, employés, pompiers, commerçants, retraités… Ils ont un statut stable, disent n’être « pas à plaindre » même si les fins de mois peuvent être difficiles et l’avenir incertain. Et lorsqu’ils votent, c’est pour le Rassemblement national. De 2016 à 2022, d’un scrutin présidentiel à l’autre, le sociologue Félicien Faury est allé à leur rencontre dans le sud-est de la France, berceau historique de l’extrême droite française. Il a cherché à comprendre comment ces électeurs se représentent le monde social, leur territoire, leur voisinage, les inégalités économiques, l’action des services publics, la politique. Il donne aussi à voir la place centrale qu’occupe le racisme, sous ses diverses formes, dans leurs choix électoraux. Le vote RN se révèle ici fondé sur un sens commun, constitué de normes majoritaires perçues comme menacées – et qu’il s’agit donc de défendre. À travers des portraits et récits incarnés, cette enquête de terrain éclaire de façon inédite comment les idées d’extrême droite se diffusent au quotidien.

Les conseils

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Les conseils, une articulation fructueuse et fragile entre « spontanéisme » et « dirigisme »

La statue de Staline, détruite lors des conseils en Hongrie en 1956, sur l’une des places de la capitale, Budapest.

A partir de quelques extraits de livres d’historien-nes, de théoricien-nes et de militant-es révolutionnaires,

on propose de remettre en débat ces formes « d’organisations sans organisateurs » ou de « bureaucratie sans bureaucrate », d' »appareils sans apparatchiks » ou d' »intelligence collective sans intelligentsia », avec quelques textes d’analyses ou de réflexions :

« Que faire ? »… de ces fragments de l’histoire des vaincu-es, dans les contextes actuels : le zapatisme, les gilets jaunes, les mouvements des places, les soulèvements insurrectionnels actuels et à venir ?

Bonnes lectures !

Adresse Ouverte aux comités locaux des Soulèvements de la terre

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Ces brochures, disponibles ici : BROCHURE, sont le résultat de deux journées de rencontre, à quelques-un-es.
Nous avons tenté « d’arrêter le temps », comme le dit l’un-e d’entre nous. Moment
qui nous semble important, mais que, dans le fil des mobilisations, nous ne vivons
pas souvent. Nous voulions créer un espace de réflexion sur nos pratiques et le sens
à donner à nos actions.
Les 6 premières brochures sont des résumés d’interviews croisées qui posent plus de
questions qu’elles ne donnent de réponses. Les quatre dernières sont des réflexions
à partir de textes des Soulèvements de la Terre (SDT) ou de sociologues qui peuvent
amener de l’eau aux débats. Entre ces deux séries, des témoignages sur les formes
d’engagement et sur les mobilisations à Sainte Soline.
Nous nous sommes réuni-es une première fois mi-mai 2024. Nos questionnements
tournaient autour de nos positionnements face aux mouvements autoritaires
(comment faire quand on essaie d’être anti ou non autoritaires ?), face à l’urgence
dans nos mouvements, etc. Notre référence était le mouvement environnementaliste
qui monte en puissance : les Soulèvements de la Terre.
Lors de notre deuxième rencontre, fin juin 2024, nous nous sommes retrouvé-es, de
façon non anticipée, devant le danger imminent d’un gouvernement d’extrême-
droite en France. Cette perspective colora la relecture des interviews, sans que ces
questionnements ne perdent ni leur acuité ni leur pertinence.

Bonne lecture
Bonnes discussions.
Pour nous contacter : soulevementsdudoute@riseup.net

Nota : nos questionnements n’ont pas pour volonté de disqualifier ou démotiver des
engagements sincères. Nous croyons que la critique et la confrontation dans nos
mouvements sont les moyens d’affiner nos pratiques et d’aller plus loin dans nos
combats politiques. Ils sont l’équivalent légitime en interne des conflits que nous
visibilisons et portons à l’extérieur par nos luttes.