où va le féminisme

Où va le féminisme

Vanina, Acratie, 2020

Ce texte est la retranscription de la présentation du livre, à Toulouse.

Notice de l’éditeur :

Dans le bouillonnant après-68, cette affiche reflétait bien l’air du temps en affirmant que la lutte des classes et la lutte contre la domination masculine allaient de pair pour changer radicalement la société.
Mais la fin des Trente Glorieuses et du bloc soviétique, la propagande « libérale » et les thèses postmodernes ont ensuite fait oublier le désir de révolution. L’Université s’est emparée des questions du genre et des minorités, avec la « théorie queer » et les analyses sur l’« intersectionnalité ». Le féminisme a évolué vers une demande d’intégration émanant surtout de femmes des classes moyennes et supérieures – et passant par la suppression des inégalités salariales avec les hommes et par une répression accrue des violences masculines. L’exploitation de classe a été reléguée derrière une foule d’oppressions à déconstruire individuellement dans la société existante…
On ne réforme pourtant pas un système – et s’émanciper du capitalisme et du patriarcat implique toujours de concrétiser ce projet collectif : la révolution sociale !

en zone non cartographiée

Aven Rad 3 non cartographié

Navigation en zone non cartographiée, octobre 2022

L’inflation ?

Même les économistes s’avouent (un peu) perdus…

« nous entrons en zone non cartographiée » a dit l’un d’eux

cette brochure tente de repérer quelques écueils, de faire le point sur quelques propositions,

pour ne pas nous mettre en fuite quand la tempête soufflera plus fort,

et qu’on nous intimera l’ordre de fermer les écoutilles.

Alors que les responsables de la tempête se pavanent sur la passerelle.

 

L émeute prime

emeuteprime

L’émeute prime, la nouvelle ère des soulèvements

de Joshua Clover,

Editions Entremonde, 2018

Chapitre 8 : Rébellions surnuméraires

Prolétarisation et racialisation

Un programme de désordre absolu

L’émeute publique

Chapitre 9 : L’émeute au présent : place, rue, commune     

La place et l’alliance de classe

La rue et l’écart

La commune et la catastrophe

 

 

 

 

Le désert de la critique

Une nouvelle préface cinq ans après la parution : Préface de 2021 Désert de la critique

Des extraits du livre ici : Le désert de la critique

Le désert de la critique

Renaud Garcia

Editions l’Echappée, 2015

Occupées à déconstruire et à se déconstruire à l’infini, les gauches « radicales » ont négligé le terrain du social, qu’une extrême droite opportuniste a investi en exploitant la détresse des perdants de l’histoire. Cet ouvrage tente de comprendre comment nous en sommes arrivés là, de donner les raisons de ce sabordage intellectuel et politique, en analysant l’influence de la déconstruction sur la critique sociale contemporaine.

 

 

 

 

 

la théorie postcoloniale et le spectre du marxisme

0 la théorie postcoloniale et le spectre du capital

La théorie postcoloniale et le spectre du marxisme

Vivek Chibber

Editions de l’Asymétrie, 2018

La théorie dite « post-coloniale » est de plus en plus influente dans les débats académiques mais aussi politiques et sociaux. Pourtant jamais ses présupposés ne sont interrogés. En s’appuyant principalement sur les œuvres des théoriciens des Subaltern Studies, Vivek Chibber s’attaque de façon radicale aux arguments fondateurs de cette théorie ainsi qu’à ses dérives essentialistes et ce au nom de la tradition critique issue des lumières et d’un marxisme que d’aucuns voudraient caricaturer en le renvoyant à une orthodoxie fantasmée.

 

 

 

 

 

Ne suis je pas une femme ?

Ne suis-je pas une femme ?

Ne suis-je pas une femme?

Bell hooks

Editions Cambourakis, 2015

Cet extrait de l’introduction résume bien la démonstration que bell hooks entend faire dans ce livre.

« A un moment où dans l’histoire états-unienne les femmes noires des quatre coins du pays auraient pu s’unir pour revendiquer l’égalité des femmes ainsi que la reconnaissance de l’impact du sexisme sur notre statut social, nous sommes demeurées, dans l’ensemble, silencieuses. Notre silence n’était pas seulement une réaction contre les féministes blanches ni un geste de solidarité avec les hommes sexistes noirs. C’était le silence des opprimé-es – ce profond silence engendré par la résignation et l’acceptation de son sort. Les femmes noires de cette époque ne pouvaient pas s’unir afin de lutter ensemble pour les droits des femmes parce que nous ne voyions pas notre condition de femmes comme un aspect important de notre identité. Une socialisation raciste et sexiste nous avait conditionnées à dévaluer notre féminité [womanwood] et à considérer la race comme seul marqueur pertinent
d’identification. En d’autres termes, on nous a demandé de nier une partie de nous mêmes – et nous l’avons fait. »  p. 37

 

capitalovirus

capitalovirus compil

Capitalovirus

Fanzine numérique en quatre numéros durant le « premier confinement »

(mars 2020 / mai2020)

Fait à plusieurs voix, malgré l’isolement

Nous voulions comprendre ce qui, historiquement, n’était jamais arrivé sur cette terre

Plus que la maladie elle-même, c’est plutôt la gestion capitaliste de cette pandémie

que nous avons tenté de décortiquer « avec humour et sérieux » comme dit un des éditos

en France et à l’étranger, en prison ou à la maison, l’État, les patrons ou les syndicats

en archives, pour ne pas oublier

 

 

 

Uber et les bureaucrates

Mis en avant

Texte disponible ici : uber et les bureaucrates

Uber et les bureaucrates

Quelques réflexions à partir du mouvement des Gilets Jaunes

Sommaire :

  • Un événement imprévisible comme expérience sociale
  • « Venez comme vous faites »
  • C’est quoi, ce travail ?
  • Des entrepreneurs de cause
  • On a la morale de ses intérêts
  • La production d’espaces comme niveau de la division du travail politique
  • Lutte des espaces et lutte des classes
  • S’institutionnaliser ou être éliminé
  • Vers une uberisation des luttes ?
  • Une chute de la productivité du travail de régulation des antagonismes